LES EFFETS
La guitare électrique permet des effets impossibles avec un instrument acoustique. Si les techniques de jeu pour guitare permettent de créer quelques effets sonores intéressants, on entend par « effets » la très large palette d'altération du son en continu basé sur le traitement du signal électrique fourni par les micros. Des effets extérieurs peuvent donc être greffés à loisir, par l'intermédiaire de pédales d'effets ou de rack. Parmi ces effets, on peut citer :
-la distorsion du son, obtenue par saturation d'un étage d'amplification quelconque. Très utilisée en heavy métal et hard rock ; (exemple: Metallica, AC/DC, Black Sabbath, Jimi Hendrix, etc.) ;
-le fuzz saturation puissante et typée (utilisée par Jimi Hendrix et nombre de groupes notamment dit rock psychédéliques) ;
-la réverbération, un écho plus ou moins lointain du son original simulant l'effet que peut produire l'émission d'un son dans une grande pièce fermée ou semi-ouverte ;
-le delay ou chambre d'écho, une recopie du son de la guitare avec un décalage dans le temps paramétré par la durée entre chaque répétition et la variation du volume de ces répétitions en fonction du temps (exemple : l'introduction de Another Brick In The Wall part 1 de Pink Floyd) ;
-le chorus, ajout au son de la guitare de légères perturbations en temps et en fréquence du son original, ce qui donne l'impression que plusieurs guitaristes jouent la même partition (exemple : introduction de Come As You Are de Nirvana) ;
-le flanger, au fonctionnement dérivé du chorus (exemple : pont de Are You Gonna Go My Way de Lenny Kravitz) ;
-le phasing, réinjection du signal avec variation de phase ;
-la wah-wah, exagération d'une partie des fréquences du son piloté par une pédale dite d'expression : si celle-ci est baissée, les aigus sont favorisés, si elle est levée, ce sont les graves. L'alternance donne un effet caractéristique de couinement (exemple : la très célèbre introduction de Voodoo Child (Slight Return) de Jimi Hendrix) ;
-le noise gate qui permet de couper automatiquement le son lorsque l'instrument n'est pas joué afin d'éviter le souffle produit par les appareils électriques intervenant dans la production du son ;
-le treble booster (utilisé par Brian May, Rory Gallagher, Eric Clapton...) ;
-le larsen, qui n'est pas un effet en soi, mais la conséquence (a priori indésirable) de la ré-injection en boucle (en anglais feedback) d'un son déjà amplifié, via le(s) microphone(s) de l'instrument relié à cet amplificateur. Il naît alors un son strident, dont l'amplitude croit jusqu'à la saturation. Certains savent néanmoins utiliser ce couplage acoustique avec musicalité, comme Santana dans "Samba-pa-ti" ou encore Gary Moore dans Parisienne Walkways, etc. ;
-le compresseur permet d'agir sur la dynamique du signal entrant ;
l'octaver permet d'ajouter un doublage du signal à une ou plusieurs octaves au dessus ou en dessous de celui joué ;
-les multi effets sont quant à eux un regroupement de plusieurs effets au sein d'une seule et même pédale ou module ;